Ma Reconversion Professionnelle : Comment Je Deviens Praticienne Kobido® Jour après Jour

Aujourd’hui, je vous parle de mon apprentissage du Kobido. Je suis actuellement une jeune entrepreneure en pleine reconversion professionnelle. Après les sciences politiques, l’urbanisme, c’est le Kobido qui m’ouvre sur un futur professionnel empli d’humanité. Oui, oui, rien que ça 😉

Ma petite histoire amoureuse du Kobido… les débuts d’une reconversion professionnelle

Mes client.e.s Kobido me questionnent souvent sur la petite histoire qui m’a amenée… d’un métier d’urbaniste consultante en développement territorial, à praticienne kobido®.

En janvier 2020, ma famille part en expatriation 3 ans au Japon, avec une petite fille de même pas 3 ans, un bébé de 4 mois… et la fleur, au fusil! Avec deux enfants en bas âge, je juge que c’est le meilleur moment pour partir à l’autre bout du monde.

Je ne savais pas qu’il y aurait la crise de la Covid…
Je ne savais pas qu’élever des enfants dans une culture dont on n’a pas les clés (au début), est assez déstabilisant,
… Et je ne savais pas qu’une sortie en bonne et due forme de sa zone de confort peut aussi être le début d’une remise en cause assez fondamentale et hyper-nécessaire de son projet de vie!
Aujourd’hui, je sais comment orienter mon projet de reconversion professionnelle… et en tant qu’humaine. Alias wHoUman, pour les intimes 😉

Depuis l’enfance, si les projets familiaux me poussaient vers de “grandes études”, j’ai toujours été fascinée par les soins. J’adorais accompagner ma mère (et ça n’a pas du arriver souvent) chez l’esthéticienne, j’adorais aller chez le coiffeur, j’étais fascinée par la sensualité que je glanais en observant les gens, leur gestuelle, leur façon d’être… Jamais je n’aurais imaginé faire du “soin à l’autre” mon métier, à l’époque!

Et aujourd’hui, 6 ans après la fin de mes “grandes études”, qui m’ont notamment conduite sur les bancs de Sciences Po Paris, dans un master d’élite en urbanisme, etc… me voilà repartie pour un “grand apprentissage”, en lien avec ces rêves d’enfance… l’apprentissage d’un Art magique, le Kobido, première brique fondatrice de ma reconversion professionnelle.

Quand je pratique, j’ai le sentiment de pousser mon humanité à son paroxysme. Sans exagérer. Et quel bonheur de nourrir son métier de ce sentiment! Qu’est-ce qu’un métier, sinon une façon d’être et de contribuer au monde?

Cette impression d’humanité, ‘ai eu la chance de l’avoir déjà reçue lors de soins faciaux. J’ai été à chaque fois bouleversée que nous, les wHoUma(i)n(s), soyons capables de donner autant d’amour aux autres. Quelle grâce, de donner ou recevoir ainsi le Soin d’un autre, souvent inconnu, et d’en retirer un tel bénéfice. Quelle grâce de prêter son visage à quelqu’un pour qu’il ou elle en fasse émerger le beau et la paix. Quelle grâce de recevoir la confiance d’un autre être humain, qui nous offre ainsi ce qu’il a de plus humain, une facette majeure de son identité, le miroir de ses émotions… son visage!

Savoir prendre soin de l’autre, prodiguer un soin à l’autre, qu’il soit physique ou psychique d’ailleurs, n’est-ce pas ce qui fonde notre humanité? Les animaux sont des Maîtres du câlin et de la tendresse, j’avoue… Mais nous humains, moins spontanés dans notre tendresse quotidienne envers nos semblables, avons en revanche développé un trésor, celui de l’art du soin physique des autres… que l’on peut offrir à de parfaits inconnus. Et le Kobido est probablement le plus beau soin (oui, c’est de toute beauté à (rece)voir!) Voilà, c’est dit. En toute objectivité 😉

Bref, assez vite dans mon apprentissage, je me suis dit : “Bingo. En voilà un, un beau projet d’humanité!”. Et aujourd’hui, ce projet est passé d’utopie à pratique. Je me sens extrêmement chanceuse de pouvoir engager cette reconversion professionnelle, dans une direction si unanimement réjouissante, vous l’aurez senti 🙂

Je vois le Kobido (voir ici ou ici ou encore pour découvrir en quoi consiste cet art) comme l’art par excellence du soin de l’autre, porté par un approfondissement des techniques depuis plus d’un millénaire, par une attention du geste, et par la garantie d’un apprentissage… dans les règles de l’art!

L’apprentissage du Kobido, comme si vous y étiez 🙂

Allez, trêve de philosophie de la reconversion professionnelle, matez un peu à quoi ça ressemble, cet apprentissage! Et abonnez-vous à ma chaîne YT, onegai shimasu! 🙂

Découvrez en quoi consiste l’apprentissage du Kobido®

L’opportunité de l’apprentissage du Kobido : a once-in-a-lifetime story de reconversion professionnelle

En mars, ayant découvert en France le style Kobido – inauthentique, et mal réalisé, mais je ne le savais pas encore! 😉 – et désireuse d’apprendre un savoir-faire traditionnel du Japon, je me balade sur le site officiel de la Maison Kobido au Japon.
Sur le parking du chateau de Hikone, trésor national japonais, je jette une bouteille à la mer (par mail, c’est moins romantique mais plus pratique!) pour prendre des informations sur les praticiens Kobido au Japon. Le Maître Shogo Mochizuki m’envoie un lien lapidaire qui ne répond pas vraiment à ma question… je ne suis pas pressée. 2 ou 3 semaines s’écoulent. Puis il revient vers moi, m’annonçant qu’il a besoin d’une traductrice pour développer sa formation en français – et qu’en échange de ce travail freelance, il m’offre m’on apprentissage avec lui. Pour la forme, je réfléchis une journée. En réalité, c’est tout réfléchi!

Fin mars 2020, je reçois mon fameux mannequin en silicone double peau, le manuel de formation niveau 1, et les dizaines d’heures de formation vidéo du Maître. Et c’est parti. Nouvelle discipline personnelle, démarrer un art de zéro à 28 ans… ben on n’a plus 8 ans malgré tout. La gestuelle, la synchronisation des mouvements…. des heures et des heures pour chaque nouvelle technique… Il y en a 30 dans le niveau 1.

Les débuts de la pratique du Kobido sur modèle vivant 😉

A l’été, j’ai suffisamment de pratique en chambre – voir vidéo plus haut pour voir le principe 🙂 pour tester sur personnes réelles. J’organise mon premier Kobido Camp, et reçois des modèles à la maison. Entre temps, j’ai investi dans une table de massage, je suis encore sur une chaise de cuisine normale… en mode système D. Je commence à concevoir mes propres produits lubrifiants 100% naturels.

Et je réalise… que le chemin sera long… je suis tendue, extrêmement impressionnée d’avoir entre les mains un visage. Je trouve que les visages sont tout petits et si différents les uns des autres… pas facile de ne pas mettre des petits coups involontaires sur le nez, la mâchoire, les cils… lorsqu’on dance à grande vitesse avec le visage de quelqu’un!

Puis c’est le niveau 2… je commence à avoir des personnes régulières sur qui je peux pratiquer grandeur nature. C’est comme ça que je me fais mes premiers amis à Nagoya d’ailleurs! Et je progresse, je progresse…. Petite traversée du désert, plus difficile de trouver la motivation d’apprendre en chambre quand on commence à pratiquer des soins qui ressemblent à quelque chose… puis la certitude qui s’enracine : c’est ce que je veux faire dans la vie. La voilà, ma reconversion professionnelle. La voilà, la voie-là, la voie, là, qui va me mener à l’entrepreneuriat, qui me titille depuis à peu près toujours.

Objectif Reconversion Professionnelle : Praticienne Kobido® & Praticienne Herboriste

Le Kobido… Oui mais pas que : mon parcours d’eczéma chronique, avec lequel j’ai vécu près de 30 années, sous corticoïdes topiques – jusqu’à la rémission, mais c’est une autre histoire… sur laquelle je vais bloguer abondamment … m’a rendue très intéressée par les plantes médicinales et le soin non-médicamenteux. Les alternatives à la “prise de médocs”. Les façons d’utiliser ses symptômes pour prendre soin de soi et des autres sans lutter à coup de bazouka chimique contre tout et n’importe quel symptôme, par principe.

J’ai d’abord pensé à l’aromathérapie, comme un super “plus” lors d’un traitement Kobido. J’ai à ce moment moi-même commencé à me soigner avec des plantes (décoctions, infusions, et aussi les hydrolats, mes chouchous)… Je me renseigne et je découvre la formation d’herboriste à distance dispensée par l’Ecole Lyonnaise des Plantes Médicinales, sur 3 ans. J’hésite avec une une formation québécoise, mais un attachement de cœur à la ville de Lyon, où je m’installerai comme praticienne, achève de me convaincre. Je démarre donc en septembre prochain! Excitation totale. 6 mois pour finir mon niveau 3 de Kobido… et espérer être invitée par le Maître à accéder au niveau 4, certifiant. Et oui, c’est sur invitation… Je mènerai les deux formations de front… et même, en fait, 5 formations… “Ah ouiiiii? ah bo booon?”… stay tuned sur ce défi personnel!

Pour finir sur les étapes de l’apprentissage du Kobido… beaucoup de facialistes en France, et parmi les plus connues, sont passé.e.s entre les mains de Shogo Mochizuki… mais rarement jusqu’à la certification. C’est évidemment mon objectif. En plus d’une bouteille de champagne quand ce jour adviendra pour moi, j’écrirai un article de bilan d’apprentissage… et sur le démarrage des niveaux très avancés (seule une poignée d’apprentis y accèdent… et c’est le cas de le dire, aujourd’hui dans le monde, moins de 20 praticiens sont capables de vous prodiguer un soin Kobido de Maître… j’espère bien en faire partie dans les temps à venir!)

Je vise donc les niveaux 5 et au-delà… réservés à une poignée de praticiens Kobido® dans le monde. Pourquoi? Par passion pour cet Art, et pour me former à la pratique véritablement thérapeutique du Kobido. J’envisage mon métier comme une pratique croisée du Kobido et de l’usage thérapeutique des plantes dédiée à l’accompagnement de tou.te.s sur le chemin de votre plus belle santé. Maître praticienne Kobido & praticienne Herbaliste, un beau projet, non?!

Merci pour vos réactions, j’adore vous lire en commentaire!

Avec wHoUmanité,

Virginie Mauz

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